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lundi 31 octobre 2011

Journée parlementaire

Les houles d'hiver ne sont pas encore au plus fort mais l'automne donne le ton !
Cet après-midi du 30 octobre, Parlementia et Avalanche ont donc rugi à nouveau pour le plaisir des big waves riders locaux.








Même le monstre de Socoa a daigné également se montrer.
Un "petit belharra" diront les spécialistes..."à peine" 6 m mais déjà tellement effrayant ! Peut-être les prémices à un hiver aquatique que certains prédisent particulièrement musclé... 






jeudi 27 octobre 2011

Aquavitale

Oh! de l'eau de là-haut !

Petit rappel...

La vie est apparue dans l'eau, il y a 3 milliards d'années. (oui, je suis une algue).
Elle recouvre toujours 75% de notre planète.
Avant sa naissance, l'homme passe par une vie aquatique baignant dans son liquide amniotique.
Un embryon humain de 3 jours est formé de 94% d'eau. Elle représente 75% du poids total d'un nourrisson et 70% d'un adulte.
De la tête aux pieds nous sommes en eau : notre sang en contient 85%, nos muscles 76%, notre cerveau 75%.
Un poisson est composé de 80% d'eau, les plantes 90%.

Le mouvement de l'eau permet la vie.
Chez l'homme le mouvement ininterrompu de l'eau permet d'irriguer les tissus et de fabriquer les cellules.
La plante puise dans le sol l'eau remontant qui lui permet d'assurer son développement.
L'eau mouvante sert de conducteur électrique aux commandes émises par les muscles et le cerveau chez l'homme...si l'homme se meut, c'est grâce au mouvement de l'eau.
Par la transpiration, un échange entre les mondes "internes" des hommes, des plantes, des animaux et leur environnement "externe" s'opère telle une passerelle.

Les émotions humaines, joie, rire, tristesse, plaisir, reproduction, se traduisent par une expression liquide.

La science nous dit que l'eau est un corps chimique.
Un corps donc.
Un corps qui donc vit, respire, palpite et se trouve en perpétuel mouvement.

En voici une magnifique preuve de plus,

"Je suis hanté par les eaux"

Norman McLean

mercredi 19 octobre 2011

Global waves conference

La première conférence sur la valeur potentiellement juridique des vagues et la problématique de leur reconnaissance se déroula à Biarritz le 24 octobre dernier.

La disparition d'une vague, et donc d'un spot, a pour conséquence, en plus de la perte d'un lieu de joie pour les surfeurs et autres baigneurs, des répercutions tant environnementales qu'économiques et sociales.

Les interventions (scientifiques, juristes, économistes, élus locaux) tournaient autour de trois axes de travail :


- Comment définir la valeur d’une vague ?

"Tenter de définir la valeur d'une vague, c'est comme mesurer la valeur de la nature. L'étalon monétaire ne saurait suffire. Car une vague possède une dimension patrimoniale, récréative, sociale, environnementale difficile à quantifier" souligne d'entrée l'économiste Julien Milanesi.
Toutefois une analyse globale du potentiel virtuel d'une vague pourrait permettre de mesurer l'économie locale générée par la pratique du surf. Il est ainsi proposé d'évaluer la perte financière qu'occasionnerait la disparition de cet espace ludique.

Dans cet esprit MC Aragon, conseillère générale de Bayonne évoqua alors la prise de conscience des décideurs politiques non pas seulement pour la valeur des vagues, mais de l'environnement plus général marin et côtier, socle de l'économie touristique et de l'image du pays basque et du département autour de quatre paramètres :
- hausse de la population littorale (180.000 hbts en hausse de 12% par rapport à 2005)
- activité portuaire (Cf. le port de Bayonne)
- Tourisme et notamment "écologique" toujours plus recherché de nos jours (33000 touristes par jour en période estivale)
- industrie de la glisse
Les politiques ont donc voulu mettre en lumière leur prise de conscience du poids économique de l'eau dans son ensemble au travers notamment de leurs travaux en matière de qualité des eaux de baignade :
210 millions ont été investis depuis 1995 pour les travaux d'assainissement (afin de juguler la pollution des rivières et de la terre) comme à Cénitz avec la création de la première station d'épuration avec filtration par membranes et 11 communes structurées autour d'un outil de gouvernance globale, le SAGE cotier basque et les contrats de bassin. Le projet de suivi de la qualité des eaux Lorea fut également évoqué.

Une étude sociologique du surfeur a essayé d'apporter quelques clefs supplémentaires en tant qu'agents de développement économiques d'une région.
Le surfeur aujourd'hui est difficile à cerner socialement. Plusieurs études et sondages ont démontré que plus les vagues sont belles et nombreuses, plus le nombre de pratiquants s'accroit, générant ainsi toujours plus d'économie autour de ce sport. Nous serions ainsi 20 millions dans le monde à aimer danser sur l'océan qui génère un chiffre d'affaires de 15,5 milliards de dollars (surfwear & équipement).
Les motivations premières sondées furent la relaxation, l'harmonie avec une nature préservée et saine en extérieur, et l'aspect ludique.

G. de Soultrait rappelant le "miracle" que constitue le surf dont les origines se trouvent dans la nature profondément édhoniste de pêcheurs polynésiens découvrant lors de leurs migrations les vagues d'Hawaï, se demande avec justesse si la vague aurait une valeur sans le surf ?
Car en effet, comment les spots de surf ont-ils réussi à devenir partie intégrante du patrimoine local alors que l'action de surfer ne "sert finalement...à rien" ?
C'est donc malgré tout le surf qui a su donner au fil du temps de la valeur aux vagues par ses impacts sociaux-économiques. Les exemples de La Barre à Anglet dans les années 70, ou plus récemment Belharra, en sont les plus brillantes illustrations : si en effet cette dernière était connue depuis toujours par les pêcheurs comme une zone dangereuse, cette vague est entrée dans le patrimoine et la culture locale uniquement depuis qu'elle a été surfée en 2003.


- Quelles menaces pèsent sur les vagues et les littoraux ?

Les menaces sont de deux types :
- chroniques : pollution de l'eau, érosion, pollution sédimentaire
- spécifiques : constructions, infrastructures

Trois causes ou origines peuvent être dégagées :
- la hausse de la population toujours plus grande (qui génère donc une artificialisation du littoral)
- le développement de l'industrie (et les constructions générées par elle)
- le changement climatique, menace, elle, naturelle.

Will Henry, fondateur de Save the Waves Coalition, rappela plusieurs menaces auxquelles il fut confronté notamment sur certains spots de l'ile de Madère comme Jardim Do Mar.
Jardim do Mar fut en effet un des plus sublimes spots de gros de classe internationale. Malheureusement la magie n'opère plus aujourd'hui depuis qu'une route et un enrochement artificiel sont venus chambouler son fonctionnement. Désormais la vague ne fonctionne plus qu'à marée basse et avec une puissance nettement moins grande.
Will Henry donna également l'exemple invraisemblable et surréaliste de Ponta Delgada, une gauche magnifique disparue pour créer...une malheureuse piscine de bord de mer avec une digue gigantesque !

Même si la collectivité des surfeurs a aujourd'hui davantage de moyens de pressions que par le passé (grille pour études économiques de la valeur d'un spot, moyens de mobilisation, arguments juridiques) pour rentrer dans le débat de projets modifiant les cotes et ainsi faire pression, ce combat demeure sans relâche et malgré tout toujours celui de David contre Goliath.


- Quelles stratégies peuvent être mises en œuvre pour les protéger ?

Le but de ce symposium fut de déboucher sur la création d'un plaidoyer sur la protection des vagues et faire reconnaitre par les instances internationales, les vagues et le surf comme un bien du patrimoine mondial.

La faisabilité d'un dossier de présentation des vagues et du surf à l'UNESCO a été ainsi étudié en fin de conférence.
Depuis 1972 existe en effet le concept de "patrimoine immatériel" de l'humanité. Tout comme la gastronomie française, le flamenco ou la grande barrière de corail, une vague, ou plus globalement le surf, pourrait intéger ce répertoire.
Pour pouvoir rentrer dans cette classification, 6 critères précis doivent être remplis : le domaine faisant l'objet de la demande doit rentrer dans un patrimoine culturel humain assez large, faire l'objet d'une extreme beauté naturelle ou encore avoir une connotation universelle, ou universalisante.
Une première rencontre entre les partenaires et l'Unesco eut lieu cet été, et à la fin de l'année 2011 aura lieu une autre rencontre avec le ministère de la Culture pour évoquer la démarche avant une grande consultation du réseau concerné.

3 scénarii émergent d'ores et déjà :
- enregistrer les X vagues considérées comme "emblématiques" => quelles vagues sélectionner ?
- enregistrer le surf, son rituel et sa culture dans sa globalité => quel Etat fait la demande ?
- un enregistrement mixte, jugé nettement plus pertinent, consisterait à classer une vague et tout ce qui l'entoure au niveau culturel, économique et patrimonial.
Un lourd et passionnant travail devrait alors s'engager puisqu'il s'agirait :
=> d'identifier ces sites,
=> d'identifier la personne morale chargée du projet (l'Etat lui-même ?) et la structure ou l'organisation locale coordinatrice.

***

Il peut paraitre égoïste, inutile voire prétentieux ou indécent de vouloir défendre une vague, qui par  sa nature même, est éphémère.
La vague ne demeure en effet qu'un élément de beauté de la nature et de la culture locale d'un peuple faisant même parfois partie de sa fierté.
Mais comment prétendre vouloir imposer cela à l'humanité ?
Comme l'évoque avec justesse SL à la fin de cette journée dans sa conclusion, si pour nous, surfeurs et amoureux de l'océan, marcher au bord de l'eau au coucher du soleil et contempler les vagues ou surfer nous apparaissent comme un des plaisirs les plus précieux de l'existence, peut-on vraiment imposer cela aux générations futures ? les surfeurs n'ont en effet pas le monopole de l'esthétisme et il n'est pas honnête de pas faire preuve de despotisme naturaliste.

Alors...
Alors, il ne reste finalement plus qu'une chose, une seule chose sans quoi aucun être humain ne peut vivre dans cette vie...la passion.
Et c'est bien la passion qui nous motive tous...et uniquement cela.


"Nous sommes des êtres chanceux...nous sommes surfeurs"

Gibus de Soultrait


Plus d'infos ici :
http://www.globalwaveconference.com/

mardi 18 octobre 2011

Father & son

Une bien jolie petite chose réalisée par Johnny Abegg, surfeur pro australien à l'oeil éveillé et attentif.

C'est l'histoire simple et intimiste d'un père qui essaye de sensibiliser son fils à la nature et de l'importance d'y être connecté, où l'on parle de vagues, de l'océan, d'alimentation, et de surpêche...notamment de l'abalone, mollusque particulièrement menacé en Australie.

Un nouvel oeil à suivre donc,

Essence...ciel





"Seule...
 Seule la beauté...
 Seule la beauté sauvera le monde"


Dostoïevski

Migrations

                                      

"Nous sommes dans l'inconcevable...
...Avec des repères éblouissants"

René Char

vendredi 14 octobre 2011

Surf is fun II


"Dans tout homme véritable se cache un enfant...
un enfant qui veut jouer"

Friedrich Nietzsche

Aqua sale

Sur la base des données des années 2007/2010 et au vu des critères de la directive Baignade de 2006 aux critères bien plus sévères et exigeants, une simulation a été réalisée sans caractère réglementaire. La première évaluation sera faite en 2013 par les ARS. Une projection  pour voir où l'on pensait se situer à horizon 2013 si rien n'est fait.

Sur les 120 plages recensées de la cote Aquitaine, 84% seraient de qualité excellente, 9% de bonne qualité, 5% de qualité suffisante et 2% insuffisante.
Ce qu'il est interessant de noter c'est que ces 7% de plages qui seraient bannies à horizon 2015 après application de la nouvelle directive se trouvent toutes sur le littoral basque. (30 plages qui attirent chaque jour en période estivale une moyenne de 30000 touristes).

Une stratégie devait donc être batie permettant l'amélioration de la qualité des eaux.
Certains ont pris le dossier à bras le corps comme à Guéthary où l'axe d'attaque a été judicieusement de prendre le problème à la racine, bien en amont.
Il a été constaté en effet que la dégradation des eaux était très liée aux apports du bassin versant par temps de pluie : la grande question étant de savoir comment intégrer ces bassins versants qui impactent la qualité bactériologique des eaux cotières par temps de pluie ? la réalisation d'un SAGE a donc été décidée et un outil de prévision est en cours de réalisation.
Concernant les macro-déchets, outre l'action de la Surfrider Foundation en terme de lobbying juridique, une étude de courantologie a été lancée à Guethary pour permettre de mieux appréhender le phénomène. En effet, entre octobre et mars, les plages semblent impéccables mis à part le bois. Mais après l'équinoxe de mars, il y a peu à peu une inversion de courant qui fait remonter les déchets quis e trouvent au fond du golfe de Gascogne. Encore plus grave, ces déchets qui ont roulé sur le fond sont des confettis bien difficiles à retirer.

Un angle d'attaque bien différent a été proposé dans la commune voisine de Bidart...une décision bien curieuse et surprenante puisque il avait d'abord été proposé d'établir un système de porte à clapets sur l'Uhabia.
Le canard enchainé fait même une grande publicité au village en publiant un article sur la bien surprenante décision prise par la nouvelle équipe municipale pendant l'été...comme par hasard.
Il s'agit de stocker les eaux de pluies dans des bassins de rétention puis de les déverser, la nuit (c'est vrai, pas trop de surfeurs la nuit) à 700m au large via la construction d'un émissaire sous-terrain.
Si la technique a souvent été utilisée, il faut tout de même préciser que d'habitude ce sont des eaux déjà traitées par les stations d'épuration qui sont envoyées à la mer.

Bref...heureusement que le spot d'Avalanche n'est pas à Bidart !




samedi 8 octobre 2011

La cote

Erosion

"Tout reste à faire pendant que l'océan avance..."
Tels furent les mots introduisant le colloque du 8 septembre 2011 organisé par le GIP Littoral Aquitain chargé de débroussailler le si délicat problème de l'érosion marine sur la façade océanique atlantique.
Car si en effet le travail de sape de l'océan est inéluctable, la réaction de l'homme est quant à elle inévitable.

L'aléa est défini comme "un évènement d'origine naturelle ou humain potentiellement dangereux dont on essaie de mesurer l'intensité et la probabilité d'occurrence par l'étude des périodes de retour ou des prédispositions du site".

Quelques chiffres pour tâcher d'illustrer ce grignotage progressif, lancinant et permanent de nos cotes.
Les conclusions de l'Observatoire de l'Aquitaine sont assez impressionnantes :

- sur les 238 km de cote sableuse de notre région, le recul est compris entre 1 et 3 m par an et en moyenne selon des vitesses pouvant atteindre localement jusqu'à 6m par an. (Lacanau, Biscarrosse sont d'ores et déjà particulièrement touchées par le phénomène)



- sur la cote rocheuse (cote basque longue d'une quarantaine de km) le recul serait de 20 cm en moyenne par an avec un maximum de 80 cm localement comme dans les fonds de baie à Erromardie par exemple, ou Ciboure particulièrement menacée)



L'organisme a alors dégagé 4 réponses, 4 attitudes possibles face au phénomène :
- Laisser faire l'océan
- Evolution naturelle surveillée
- Accompagnement des processus naturels (végétalisation, pose de branchages)
- Lutte active (recharge en sable, épis, brise-lames, maçonnerie sur les falaises)
- Relocalisation (déplacement total des activités, des biens et des personnes vers l'intérieur des terres)

Scénarios possibles de certaines zones de surf :
A horizon 2020 (c'est-à-dire demain) plusieurs mecques du surf devraient bien changer :
- recule de près de 20 m au sud de CapBreton
- recul de 15m de la cote des basques (35m en 2040...au revoir la plage !)
- recul de 14m à Marbella, Milady
- recul de 11m à Guéthary

Sans compter le phénomène des tempêtes hivernales qui accentuent considérablement l'efficacité érosive de l'océan, les différentes conditions météorologiques s'additionnant les unes aux autres pour augmenter temporairement le niveau de la mer...


...

Alors que penser de cela.
Saluer l'éternelle lutte de l'homme face aux éléments ? ou constater une nouvelle fois sa propension à ne se réveiller qu'au dernier moment quand la perspective de lourdes pertes économiques sont montrées du doigt ? avoir un regard neutre et préférer laisser faire ce que la nature doit faire ? Regretter les goûts parfois égocentriques de l'homme à vouloir vivre au plus près de l'océan sans réaliser qu'il est vivant, et donc mouvant ?

Sans doute un juste milieu peut-il être trouvé...qui permettrait de re-situer la place de l'homme face à l'océan, qui, petit détail, recouvre toujours 76% de notre planète et qui, il y a encore peu de temps, la recouvrait toute entière...peut-être reprend-il tout simplement progressivement ses droits.
Le mythe de l'Atlantide a de beaux jours devant lui !

"Océan : Masse d'eau recouvrant environ les deux tiers d'un monde destiné à l'homme...
lequel est dépourvu de branchies"

Ambrose Bierce

mardi 4 octobre 2011

dimanche 2 octobre 2011

Surf is fun I

Une autre petite chose de notre cher Nathan.



"Peu importe la planche...pourvu qu'on ait la glisse"

FBC

samedi 1 octobre 2011

L'indien septembre

Ce mois de septembre nous aura décidément bien gaté.
Plongé en plein été indien, les dauphins et autres danseurs aquatiques ont pu encore, sur planche ou aux pieds palmés, se régaler les 25 et 26 septembre...que dis-je...se goinfrer !

A table pour un déroulement sans fin !




Merci une nouvelle fois à LSI pour les photos.


"La mer est ton miroir.
Et tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame"

Charles Baudelaire