lundi 23 janvier 2012

Sous les vagues...la vie

Si le surfeur, au-dessus des flots, caresse de près le sentiment pure et exalté de l'énergie de vie, le travail du photographe Mark Tipple nous dévoile la puissance et la beauté du monde sub-aquatique....tout aussi porteuse de foudroyante énergie.

Le projet documentaire de Mark intitulé "The Underwater project" explore la relation de l'homme à l'océan d'un angle différent...par en-dessous.

Il est fort intéressant d'étudier ce qui se passe sous les vagues pour mieux comprendre leur dynamique. Le fond n'est jamais bien loin et il est fascinant de comparer le bouillonnement en surface au calme régnant juste en-dessous. Une fois de plus les métaphores avec la vie sont indéniables.
Ce qui frappe le plus dans ces clichés est de constater toute la fragilité à la fois physique et émotionnelle de l'homme face à la force de l'océan et son énergie qui l'enveloppe....Une émotion brute en ressort, à l'image de ce que l'on peut voir parfois dans les photos prises par les reporters de guerre. Sous l'eau, seul l'instinct de survie existe finalement...et la spontanéité naturelle dégagée par le cliché n'en est que plus forte.
Comme le dit Mark ui-même, "sous l'eau, les gens ont autre chose à penser qu'à l'appareil photo ! c'est là que les vraies émotions ressortent sans être parasitées".


Surf is fun III

jeudi 19 janvier 2012

Oeil à vagues

Ceux qui surfent sur les cotes girondines et landaises ont pu parfois le croiser...notamment vers la Salie ou au beau milieu des dunes.
Le photographe est un homme de l'océan au même titre que le nageur ou le surfeur.
Aussi patient qu'eux...aussi passionné qu'eux. Aussi silencieux qu'eux.

Une belle vidéo sur le travail de Yannick Le Toquin dont nous consultons souvent le travail ici.


"Voir, tout est là"

Elie Faure

Mémoire liquide

Nous tâchons ici souvent d'aborder les liens qui unissent l'homme à l'océan et plus globalement à l'eau.
Les liens métaphysiques et spirituels occupent une place importante de ce lien comme nous l'avons vu au travers de l'oeuvre récente de Taki Bibelas.
Approchons-nous maintenant des raisons plus viscérales et biologiques qui pourraient expliciter cet attachement.

Eric Dellion, ostéopathe, apporta quelques pistes particulièrement intéressantes à ce sujet lors du TedX de Biarritz qui a été consacré aux océans.

Comme nous le savons, "l'océan-matrice" est le milieu qui a vu apparaître la vie sur terre.
Nous sommes tellement marqués par cette origine liquide que notre corps même en est gorgé. Plus l'homme est jeune plus son corps est rempli d'eau : 97% d'eau chez le foetus baignant dans le liquide amniotique, 75% chez le nourrisson et 60% chez l'adulte. De même, nos tissus sont imprégnés d'eau, du cerveau (75% d'eau) aux os mêmes qui, malgré leur apparente dureté, demeurent remplis d'eau à 50%.
On constate ainsi que l'eau diminue en vieillissant. Ceci expliquant la perte de souplesse du corps en vieillissant jusqu'à la pleine rigidité en fin de vie.
Plus simplement, l'eau est au centre de notre système de survie comme en témoigne l'importance de l'hydratation pour notre santé.

Eric Dellion a tenté de pousser un peu plus ces reflexions en faisant un parallèle entre les grands mouvements liquidiens des océans et ceux perçus à plus petite échelle par l'embryon.
De la même manière que l'eau façonne le monde océanique et terrestre, les mouvements liquidiens tiennent une importance fondamentale dans le développement de la vie utérine et la formation des structures fonctionnelles.

En ce qui concerne les océans, il rappelle les mécanismes de formation de la houle, des vagues et l'importance de la lune et du soleil dans le mouvement des marées par leur attraction sur l'océan.
Il est en effet interessant de réaliser que sans la lune, une journée ne durerait que 8h ou que les vagues seraient énormément plus grosses toute l'année, les marées donnant un rythme aux océans mais aussi à l'écorce terrestre qui est en mouvement elle aussi.
Ces mouvements de gonflement / dégonflement des océans se retrouvent chez chacun de nous, en particulier, comme il l'explique, au moment de l'embryogenèse humaine elle-même animée par des phases d'ouvertures/fermetures, allongement / depression...
Il nous rappelle en outre un fait totalement hallucinant que beaucoup d'entre nous ignorent : le liquide céphalo-rachidien qui baigne notre cerveau et notre moelle épinière provient du liquide amniotique emprisonné au moment de la fermeture du tube neural. Autrement dit, nous avons au coeur de notre système nerveux, et donc au plus profond de notre être, une mémoire, un reste, un vestige de notre liquide amniotique dans lequel nous baignons dans le ventre de notre mère. Cette mémoire expliquerait-elle ce besoin et ce goût pour l'eau et l'océan ?

Eric Dellion nous apprend également que l'élément liquide a une fonction formative : le liquide peut générer des formes. L'exemple pris du coeur même de l'embryon est bluffant. Le coeur ne commence à battre qu'au 21ème jour, bien après la formation des axes vasculaires de circulations !

Enfin il aborde la question du son de l'eau et son impact sur l'embryon.
Les bébés pourraient être en effet particulièrement sensible à certains mélodies, certains sons particuliers. Les battements de coeur de sa mère bien évidemment ou les mouvements de liquide résultant notamment de la circulation sanguine pourraient ainsi faire écho au calme que peut procurer à l'adulte la simple écoute du ressac de l'océan. Là encore, ce son est-il une réminiscence d'une mémoire sonore encrée en nous ? Il est en tout état de cause déjà évident que le mouvement alternatif de ce ressac est intimement lié à celui de notre respiration et son mouvement d'inspiration / expiration.

Aussi est-il probable que le fait de s'immerger dans l'océan, par ses rythmes, par sa substance, par ses mouvements, réenclenche une mémoire que nous possédons en nous et relative à la substance même de la vie.  Ce serait alors une des raisons pour lesquelles chaque plongeon dans l'océan nous apporte tant de bien-être et de sérénité.


"J'aime plonger dans la vague qui elle-même plonge au dessus de moi, m'engouffrer dans elle qui m'engouffre, me défaire en elle et avec elle, puis remonter, réémerger, renaître.
Après et durant plusieurs heures, je me sens mieux que mieux...je me sens meilleur"

Edgar Morin

jeudi 12 janvier 2012

La vie simple


"Lorsque je suis dans l'eau, je suis immergé dans le flux du présent, je ne fais qu'un avec la palpitation océane, j'écoute le message caressant des vagues, je redeviens moi-même...heureux comme un enfant. Les vagues me réinitialisent"

Hugo Verlomme

Le mal aimé

Après le requin de la cote basque, la découverte ce lundi d'un requin échoué sur la plage du cap de l'homy à Lit-et-Mixe dans les Landes a interloqué beaucoup de monde en Aquitaine.
Le surfeur qui a découvert le squale fut à la fois surpris et attristé. Attristé car une fois de plus, le requin a été trouvé grièvement blessé et agonisant.


Il s'agit d'un requin-taupe bleu dit requin mako. C'est plutôt un requin pélagique, parfois côtier, qui évolue d'habitude en eaux tropicales et parfois tempérées. Il peut mesurer jusqu'à 4m. Celui des Landes mesurait 2.50m...
Pour Willy Babbin qui a disséqué le squale interviewé dans Sud-ouest, cet échouage "n'a hélàs rien de surprenant car nous sommes dans une période hivernale où le vent d'ouest dominant est favorable aux échouages des dauphins et des requins". A cette période en effet la pêche pélagique bat son plein et il est fort probable que celui-ci ait fait l'objet d'un rejet en mer, d'un "rejet de pêche". Les pêcheurs n'ayant plus le droit de pêcher ce poisson depuis 2010, ceux qui sont pris dans les filets sont parfois rejetés à la mer...blessés.

Surpêche (le shark fining est responsable de la mort de 300.000 requins par an pour leurs ailerons) et appauvrissement des espèces entrainant un manque de nourriture, réchauffement climatique, eaux polluées conduisant les requins à se rapprocher des zones côtières et des estuaires pour récupérer certains de nos déchets ou de poissons atteints de nos pollution, plusieurs attaques de requins récentes à la Réunion ou aux Seychelles, les squales apparaissent de plus en plus souvent dans l'actualité et la vie de nos littoraux.

Il est donc plus que jamais nécessaire de rappeler que le requin est un animal sacré et légendaire pour de nombreux peuples de l'océan.
Il a traversé les cinq extinctions massives d'espèces et continue de se fondre dans les courants océanique de la planète. Le requin est le médecin des océans, général en chef de la police sanitaire en nettoyant des récifs coralliens tous les animaux faibles ou malades. Ils participent de ce fait à la santé et à l'équilibre des zones nourricières et des lieux de reproduction.
L'homme, en trente ans, a exterminé près de 90% des requins de la planète.


En cas de découverte de requins ou de dauphins blessés ou morts sur notre cote aquitaine, vous pouvez contacter le centre de recherche sur les mammifères marins de La Rochelle au 05 46 44 99 10.


"L'homme a donc décidé de vivre contre la nature...au lieu de vivre avec"

Claude Levi-Strauss

jeudi 5 janvier 2012

Dans le ventre de la mer

Un noël quelque part dans les landes...


"La lumière est au bout du tube..."

Proverbe hawaïen

mardi 3 janvier 2012

Recommencement

On ne présentera pas ici Wayne Lynch.

Victime d'une crise cardiaque, il a dû réapprendre le surf comme au premier jour, avec simplicité et humilité, et finit par redécouvrir l'essence même de ce sport et pourquoi il avait consacré sa vie à cette activité.

Réalisons donc toujours plus à chaque fois que nous sommes dans l'eau combien c'est précieux, en conservant ce même regard éternellement neuf, ouvert et heureux...heureux comme un enfant naissant.


"Anytime you're inspired...your life very works well"

Wayne Lynch

lundi 2 janvier 2012

Ce serait donc ça ?

   

"On a tout essayé...sauf l'Amour"

Théodore Monod

Tout a un prix

A quoi ressembleront les plages de demain ?

A l'heure où SFE songe à lancer une opération auprès de l'UNESCO de protection juridique des vagues et du surf qui ne serait donc que plus opportune et urgente, plusieurs artistes ont lancé des campagnes d'un autre style pour nous montrer l'avenir de nos vagues tant aimées.
Ainsi, l'artiste allemand "the Wa" a réalisé un petit happening cette semaine sur la plage du Port-Vieux réalisant un parking à serviettes !


En écho, l'artiste biarrot Sam annonce une nouvelle opération commerciale sur certaines vagues de la cote des basques !


Prémonition...ou cauchemar ? Certainement un peu les deux.

Mental eau

Ca me rappelle quelqu'un...