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vendredi 24 février 2012

Marée...humaine

Suite à l’étude menée par l’Insee Aquitaine, publiée dans le bulletin n° 177 de juin 2008 et intitulée « Le littoral aquitain étend son influence », l’institut national de la statistique et des études économiques apporte aujourd’hui quelques données complémentaires sur l’emploi, le chômage, les revenus, la fiscalité locale et le logement social.

L’espace littoral aquitain demeure plus que jamais une zone des plus attractives et accueille de plus en plus de résidents.
En 30 ans, sa population a progressé deux fois plus que celle du territoire régional.

Cette croissance démographique se traduit par un étalement de la population.
Néanmoins, malgré de fortes augmentations, le littoral médocain et celui du nord des Landes restent nettement moins peuplés que le Pays basque et le bassin d’Arcachon.
Il est interessant de noter que cette disparité de population se retrouve de façon identique sur les spots de surf de ces zones malgré la nature parfois "itinérante" du surfeur.

Conséquence autant inévitable que fatalement dommageable, l’urbanisation s’étend et consomme donc de plus en plus d’espace. Il se bâtit ainsi trois fois plus de logements sur les communes côtières que sur celles de l’arrière-pays. La construction de logements collectifs, plus spacieux qu’auparavant, rattrape celle des maisons individuelles.

En Aquitaine, chiffre effarant, la moitié des salariés du littoral travaillent sur la côte basque. Le nombre de chômeurs du littoral est en baisse constante depuis 2005.

Le chassé-croisé quotidien des déplacements domicile-travail des salariés s’intensifie. Des salariés quittent chaque jour le littoral pour aller travailler tandis que d’autres salariés font le chemin inverse. La moitié des salariés du littoral (en incluant ceux qui résident et travaillent sur le littoral ) résident à plus de 13 km de leur lieu de travail et effectuent un temps de trajet routier d’une vingtaine de minutes.

Que penser alors de cela...éternel débat : comment empêcher les humains de vouloir s'approcher de cadres de vie très agréables et particulièrement beaux sans éviter la dénaturation des lieux, comment éviter l'urbanisation et donc l'artificialisation du littoral, fatal corrélat. Comment concilier attractivité et préservation, succès et tranquillité...ne surtout pas trop en parler ? se renfermer ? Bref, en résumé, comment garder nos spots de surf vierges ou tout du moins encore sauvages....on en revient toujours au même problème !

Dauphins sans fin

On se rappelle qu'à l'automne dernier des dauphins étaient venus jouer avec quelques surfeurs chanceux vers Mimizan un soir d'été indien divin...

Lundi dernier nos amis sont revenus du côté cette fois d'Hossegor face à la plage des Landais...remontant vers le nord pour un petit bonjour vers chez nous.


"Ainsi vogue la vie par ici"

FBC

dimanche 19 février 2012

A pas croisés


"Passe Oiseau, Passe...
Et apprends moi à passer !"

Fernando Pessoa

Prémonition

"Je ne sache pas d’endroit plus charmant et plus magnifique que Biarritz...

Biarritz est un village tout blanc à toits roux et à contrevents verts posés sur des croupes de gazon et de bruyère dont il suit les ondulations …
On se baigne à Biarritz comme à Dieppe comme au Havre comme au Tréport mais avec je ne sais quelle liberté que ce beau ciel inspire et que ce doux climat tolère … 

Je n’ai qu’une peur ; c’est qu’il devienne à la mode. Déjà l’on y vient de Madrid ; bientôt on y viendra de Paris … Alors, Biarritz, ce village si agreste, si rustique et si honnête encore, sera pris du mauvais appétit de l’argent.

Bientôt Biarritz mettra des rampes à ses dunes, des escaliers à ses précipices, des kiosques à ses rochers, des bancs à ses grottes. Alors Biarritz ne sera plus Biarritz ; ce sera quelque chose de décoloré et de bâtard comme Dieppe et Ostende…

Rien n’est plus petit, plus mesquin et plus ridicule qu’un faux Paris. 

Les villes que baigne la mer devraient conserver précieusement la physionomie que leur situation leur donne. L’océan a toutes les grâces, toutes les beautés, toutes les grandeurs."

Victor Hugo





Bilan carbone

La nature a bien ordonné les choses pour que le vent génère de la houle qui se transforme en vagues à l’approche des côtes, tout ça gratuitement, avec un bilan carbone tout simplement égal à zéro.

Le surf, aux origines, se pratiquait sur des planches taillées dans du bois trouvé à proximité des plages…
Depuis les choses ont bien évolué. Seule en effet la latte centrale est à peu près naturelle, le reste est 100 % chimique. Jusqu’à la combinaison et bien souvent encore la wax. On va surfer en voiture quand ce n’est pas en avion. Certains se font tirer par des jets ski même si beaucoup rament encore pour prendre des vagues. Le surf n’est pas, contrairement aux apparences, un sport très écologique...et le surfeur, contrairement à l'image qu'il souhaite parfois donner, n'est pas toujours un grand exemple de civisme écologique alors qu'il est, par sa position de sentinelle de la mer, au plus près de ses problématiques.

L’équivalent carbone est aujourd’hui la mesure "officielle" des émissions de gaz à effet de serre. Pour faire prendre conscience sans dramatiser, Olivier Papin, un ingénieur-surfeur (Bureau études ECIC) a eu l’idée, il y a quelques années, de s’intéresser au bilan carbone du surfeur.

Car finalement, à moins de faire du bodysurf nu sur la vague en face de la maison, nous ne deviendrons jamais des surfeurs 100% écolo !

Un grand merci à François pour sa patience, sa persévérance et le temps qu'il consacre à ces questions.

Décalage

En surf comme dans d'autres domaines et comme souvent, c'est souvent ceux qui en parlent le moins....



"Dès l’instant où vous serez profondément convaincu de ne rien pouvoir dire d’autre de vous que « je suis » et que rien qui puisse être désigné soit vous, le besoin du « je suis » sera dépassé et vous ne serez plus appliqué à vous définir avec des mots ni par le regard des autres. Tout ce dont vous avez besoin, c’est de vous débarrasser de la tendance à vous définir. Vous retournerez alors spontanément et sans effort à votre état naturel et simple."

Sri Nisargadatta Maharaj

dimanche 12 février 2012

Authentique

Celui-là nous l'attendions depuis longtemps...
Le film Authentic sortira cet été et voici le trailer.
Il aura fallu 5 ans à Rudy pour en venir à bout. Du surf art dans la lignée de Nathan Oldfield, d'Alex Kopps ou des beautiful losers.
Une oeuvre qui se déroule entre biarritz, Oléron et Paris...et qui parlera peut-être encore davantage à tous les surfeurs qui ont vécu loin de l'océan.

Gastrologging

Nous évoquerons ici plus tard les relations entre le surf et le besoin d'une nourriture saine et adaptée.
Pour des besoins purement physiologiques et sportifs tout d'abord, mais aussi parceque le surf a ce pouvoir d'éveiller la conscience vers un regard plus doux, plus naturel et plus sain avec son propre corps...le "bien manger" (ou plutôt le "savoir réapprendre à manger" !) au même titre que le yoga en sont les plus brillants exemples.

Le film Gastrologging qui devrait sortir au printemps prochain s'intéresse à la corrélation entre l'art du surf et l'art de la table.
Ce projet est une recherche du plaisir au travers des vagues et de la nourriture.
L’idée est de remettre chaque destination surf du film dans son contexte culturel, et notamment gastronomique. Les protagonistes passent ainsi par la Côte Basque, Donostia, Bilbao, les Asturies.

Le réalisateur Ion Eizaguirre dévoile que parmi les vedettes culinaires du film, il y aura les pintxos de Bilbao, les calamars de Getaria, la chuleta de Itziar ou encore le fameux gâteau basque de Saint-Jean-De-Luz ! L’expérience gustative est même arrosée de cidre dans les Asturies !

Côté glisse, on découvrira dans ce film un surf alternatif qui sort de l’ordinaire, sur des planches de différentes tailles, petites, longues, avec plus ou moins de volume, un nombre de dérives variable… "C’est une manière de montrer que l’on peut profiter du surf avec tout type de planches et dans des conditions diverses. On n’a pas forcément besoin d’avoir des vagues parfaites. Même un jour de petites vagues avec une grande planche peut faire passer un très bon moment" souligne Ion Eizaguirre.

Saluons donc cette initiative très originale de lier art du surf et art de la table...ce projet est d'autant plus intéressant qu'il pourrait être décliné à l'envie à toutes les régions de surf ! les crepes en Bretagne, les huitres sur le cap ferret, ou pourquoi pas la mouclade oléranaise, sans oublier le brocciu corse !

Comme il se dit souvent au line-up, bonne gavade !

jeudi 9 février 2012

Décompression

Tous les surfeurs qui ont habité en ville connaissent toute la difficulté à vivre dans cet environnement où la lumière a du mal à se frayer un chemin parmi les grands immeubles, où la vitesse et le stress l'emportent sur la contemplation et la relaxation. Prisonnier de cette jungle urbaine étouffante, ils se réfugient souvent dans l'espoir du retour à l'océan, dans l'espoir d'un échouage prochain.

Le photographe Romain Laurent tente dans son travail d'exprimer justement ce sentiment de solitude propre aux surfeurs urbains loins de l'océan, piégés comme des poissons hors de leur bocal.
Le titre même de son nouveau travail intitulé "Horizon" fait écho à l'espoir que constitue une prochaine session à l'océan pour l'urbain, obsédé par l'attente de ses retrouvailles avec son élément.

Lorsque ces retrouvailles ont lieu...la décompression s'opère alors...


Plus d'informations :
http://www.romain-laurent.com/

mercredi 8 février 2012

Méditation


"Play and Pray"

Miles Davis

Long, long, long...

Ban the bag

Le 17 mai 2011, la Commission Européenne lançait une consultation auprès des citoyens européens afin de trouver une solution efficace concernant la réduction de l’utilisation de sacs en plastique.

Sur les 15 000 citoyens européens qui ont répondu, 70% d’entre eux seraient favorables à une interdiction de la distribution de sacs en plastique dans toute l’Europe.

Un second sondage portait sur la visibilité des produits d’emballage biodégradables et du renforcement des mesures à ce sujet. Seuls 12% des personnes interrogées seraient satisfaites par la directive européenne relative aux emballages.
Sur ce point, la Commission Européenne s’est dite récemment « inquiète » de ce que la France n’est pas transposée dans son droit national la définition des emballages et des déchets d’emballage prévue par cette directive. La France dispose d’un délai de deux mois, passé lequel, la Commission pourra saisir la Cour de Justice de l’Union Européenne.

Si des mesures ont été prises dans certains pays d’Europe, notamment par l’Irlande et la Corse qui ont déjà banni l’utilisation de sacs en plastique, il n’existe aucune réglementation européenne à ce sujet. Les ministres du Bureau européen de l’environnement (BEE) se sont rendus compte de la nécessité d’agir à ce niveau surtout quand on sait qu’en 2008, le poids des sacs en plastiques s’élevaient à 3,4 millions de tonnes. Souvent à usage unique, la pollution engendrée par ces sacs dure des décennies. Très volatiles, ils se retrouvent dans la nature mais aussi dans les océans.


Déjà mobilisé l’an passé avec la campagne « le sac plastique c’est pas automatique » qui avait vu 221 magasins bannir l’usage de sacs plastiques, Surfrider Foundation Europe entend bien continuer sa lutte contre la prolifération des déchets plastiques au cours de la prochaine édition des Initiatives Océanes qui aura lieu du 22 au 25 mars 2012 et à travers la campagne rise above plastics.

Aussi minime soit-elle, l’incidence du bannissement des sacs en plastiques en Europe serait déjà une avancée significative en matière de protection de l’environnement.

Bref...petit à petit l'oiseau fait son nid !

dimanche 5 février 2012

Haiku



Baignant dans son bleu naissant...

...Petit pays se réveille doucement

Make surf not war

Dis papa...?

...Pourquoi l'océan est bleu ?

***

Et bien tout d'abord il faut rappeler que ce n'est pas le reflet du ciel qui rend la mer bleue. En effet, les plans d'eau souterrains montrent la même couleur. De plus, en profondeur, là où la lumière du jour ne pénètre pas, l'eau apparaît encore bleue à une lampe.

En fait ce sont les molécules d'eau les responsables ! l'eau, l'eau, toujours cette eau !

Si la lumière du soleil apparaît blanche, elle est constituée en réalité d'un mélange de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.
Quand les rayons du soleil arrivent dans l'eau, celle-ci "absorbe" essentiellement le rouge et le jaune et les transforme en chaleur. Et quand on soustrait ces composantes à la lumière incidente, il reste essentiellement…du bleu. Voilà pourquoi les molécules d'eau renvoient une lumière appauvrie en rouge et jaune, et riche en bleu qui n'a pas été absorbé.

C'est donc la rencontre du soleil et de l'eau qui créé la magie du bleu et tous ses dégradés.
les changements de la lumière, les différences d'inclinaison des rayons, les différences de force de ces rayons font ainsi varier le bleu de notre océan que l'on peut voir tantôt bleu marine, tantôt bleu clair, tantôt gris-vert, etc...

Si l'eau du verre d'eau reste pourtant transparente, c'est parce qu'il faut un grand volume d'eau pour que le phénomène soit visible : Ainsi, dans une fine épaisseur, comme un verre d'eau, l'eau est transparente. Mais en plein milieu de l'océan, là où la profondeur est importante, l'eau apparaît bleue marine et opaque.


"Le bleu de la mer est sans limites"

Santoka

mercredi 1 février 2012

Résilience

La résilience est un concept qui nous vient d'Hawaii où deux psychologues travaillant auprès d'enfants en difficulté ont montré que certains d'entre eux réussissaient mieux à s'extirper de leurs sérieux troubles grâce à une capacité particulière d'adaptation.
En France, Boris Cyrulnik a développé cette même idée à l'observation de rescapés de camps de concentration et d'enfants issus d'orphelinats. Plus récemment, le docteur Thierry Jansen, lors de sa conférence à Bordeaux mi-janvier évoque cette même idée de capacité d'adaptation inégale suivant les êtres humains au travers de son "défi positif".

Dans cette vidéo "Surfing the waves of change" on apprend que l'archétype de l'homme résilient...est le surfeur.

Le surfeur se dit "Je peux le faire...allons surfer ces vagues".

" Les vagues – comme toutes les épreuves que nous affrontons dans la vie – arrivent sous toutes les formes et tailles différentes. Les prendre requiert les aptitudes et l’attitude d’un bon surfeur. Avant de se mettre à l’eau, un surfeur expérimenté observe d’abord la mer, le vent, puis il repère l’endroit le plus sûr pour se jeter à l’eau. C’est la même chose pour développer sa résilience ; nous avons besoin d’identifier clairement les défis qui nous attendent et la meilleure façon de faire les choses différemment. Les surfeurs ne s’entraînent pas réellement, ils apprennent par l’action ou en expérimentant les choses. Ils développent leurs compétences et leur technique au travers de la pratique et du plaisir du surf. Dès les débuts, l’apprentissage du surf demande beaucoup de concentration, jusqu’au jour où le corps sait ce qu’il a à faire. On a besoin d’un bon timing et de la capacité de saisir les opportunités qui se présentent sur la vague. Cette attitude engagée implique d’apprendre de ses erreurs et de « se laisser aller avec le flot », en travaillant avec la nature, pas contre elle. Le secret du surfeur est une conscience profonde des éléments naturels. Il a les capacités et les outils pour faire face à l’incertitude. De même pour vous, en tant que catalyseur du changement, vous devez avoir une capacité pour vous adapter aisément et développer votre résilience."

Le surf comme métaphore de la vie...nous l'évoquons souvent ici.
Mais comme remède à la crise économique ambiante également c'est un nouveau point de vue intéressant !


"les surfeurs sont des gens curieux habités par la capacité innée de suivre le courant des choses et qui essayent en permanence de saisir des opportunités quand les autres ne voient aucune possibilité ou même un désastre."

Howard Owen

Plastic Sushi