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lundi 7 mai 2012

De la vague à l'âme

Extrait du livre de Fritjof Capra, "La Sagesse des Sages", qui réunit des dialogues avec des personnalités de multiples domaines (physique, biologie, psychologie, sociologie, écologie, économie, politique).

"La conscience universelle est souvent comparée à l'océan: une masse fluide, indifférenciée, et la première phase de la création correspondrait à la formation de vagues. 


Une vague peut être considérée comme une entité individuelle, et pourtant il est évident que la vague est l'océan, et l'océan la vague. Il n'y a pas de séparation ultime. 


 La phase suivante de la création serait une vague se brisant sur les rochers et vaporisant l'air de goutelettes d'eau, qui existeront en tant qu'entités individuelles pendant une courte période, avant d'être à nouveau avalées par l'océan. Ainsi, nous avons là des moments fugitifs d'existence séparée. 


Mais imaginons maintenant de l'eau qui s'évapore et forme un nuage. Maintenant, l'unité originelle est obscurcie et cachée par une véritable transformation, et il est nécéssaire d'avoir une certaine connaissance en physique pour se rendre compte que ce nuage est l'océan, et l'océan le nuage. 


Pourtant, à la fin, l'eau du nuage va se réunir avec celle de l'océan sous forme de pluie. La séparation finale, où le lien avec la source originelle apparait complètement oublié, est souvent illustrée par un flocon de neige qui s'est cristalisé à partir de l'eau du nuage qui, à l'origine, s'était évaporé de l'océan. 


On a là une entité très structurée, très individuelle et séparée qui ne comporte, en apparence, aucune ressemblance avec sa source. Maintenant, on a vraiment besoin d'un savoir sophistiqué pour reconnaître que le flocon de neige est l'océan, et l'océan le flocon de neige. 


Et pour se réunir avec l'océan, le flocon de neige doit abandonner sa structure et son individualité; il doit subir une mort de l'égo, en quelque sorte, pour retourner à sa source."

Surf is fun IV

Eau secours

Une nouvelle fois plusieurs rapports tombent en ce moment sur l‘état de la planète et particulièrement des océans et ces rapports sont plutôt...pessimistes. Présidé par Alex Rogers, directeur scientifique du Programme international sur l’état des océans, un séminaire a réuni 27 experts de six pays en avril dernier à l’Université d’Oxford, au Royaume-Uni. Le rapport issu de cette rencontre qui vient d’être publié fait part de résultats plus qu'alarmistes.

 

L’heure est donc toujours aussi grave sur le front de l’environnement, et c’est aux hommes politiques de s’attaquer d’urgence à des sujets qui devraient dépasser les clivages politiques. Un dossier brûlant attendra le futur président élu dès le début de son mandat avec le principe même du pollueur-payeur qui pourrait être remis en cause si la procédure judiciaire du procès de l’Erika était annulée le 24 Mai prochain.

Parmi les très maigres promesses des candidats, nous retiendrons deux engagements forts :

- François Hollande a au moins le mérite d’ouvrir une porte pour diminuer la part du nucléaire dans le mix énergétique français. Il faudrait réellement donner leur chance aux énergies renouvelables (marine, éolienne, solaire…) qui pourraient rééquilibrer nos sources d’énergies « propres » et être de formidables sources d’emplois. Mais pourra-t-il mettre en oeuvre ce voeu ?

- Il propose également la création d’un « Ministère de la Mer » qui concernera la pêche, le transport maritime, les énergies marines…)...un énième remaniement administratif ou tentative de donner, au moins symboliquement, plus d'importance à la Mer et plus généralement à la problématique de l'Eau. Car si les problèmes environnementaux sont nombreux, celui de l’eau se retrouve au carrefour des pollutions.