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vendredi 24 août 2012

La cote III


"L'esprit de Dieu planait à la surface des eaux..."

Genèse

Heartland VI

Nous avons évoqué il y a quelques mois sur ce blog le film Gastrologging.

Les chapitres V et VI sont consacrés au cher petit pays...

Nous partons ainsi d'abord du côté espagnol déguster une petite txuleta en gipuzkoa, où les amateurs de cette pépite à surf reconnaîtrons les vagues et la lumière typique des spots basques espagnols sur la route de la Cantabrie.



...Pour arriver du côté français et déguster en dessert un bon gâteau basque de Saint Jean de Luz où les amateurs avisés reconnaîtrons notamment notre Sainte Barbe si délicieuse en longboard !


Bon appétit !

dimanche 19 août 2012

Avis à la population

Depuis le 16 juillet et ce jusqu’au 16 octobre 2012, le gouvernement français par l'intermédiaire du ministère de l'Environnement appelle les citoyens à donner leur avis sur les trois premiers éléments des plans d’actions pour le milieu marin élaboré par la France dans le cadre de la mise en œuvre de la Directive cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM).

Il est désormais possible à tous de consulter l’évaluation initiale faite des eaux marines françaises, ainsi que la définition du bon état écologique et celle des objectifs environnementaux et des indicateurs associés.

Dans sa lutte contre les différentes menaces pesant sur le milieu marin, la DCSMM s’est fixée pour objectif d’atteindre un « bon état écologique des eaux » d’ici à 2020. Pour ce faire elle a demandé aux Etats-membres de l’Union Européenne de réaliser une première évaluation de leurs eaux marines pour juillet 2012.

En France cette directive s’applique aux zones sous souveraineté ou juridiction française, divisée en 4 sous-régions marines à savoir la Manche (Mer du Nord), les mers celtiques, le golfe de Gascogne et la Méditerranée occidentale.

Le périmètre des 4 sous-régions marines françaises
Le plan d’action pour le milieu marin de cette directive comporte 5 étapes dont les trois premières sont aujourd’hui soumises à la consultation :
1. une évaluation initiale de l’état écologique des eaux marines et de l’impact environnemental des activités humaines sur ces eaux (pour 2012)
2. la définition du bon état écologique pour ces mêmes eaux reposant sur des descripteurs qualitatifs (pour 2012)
3. la définition d’objectifs environnementaux et d’indicateurs associés en vue de parvenir à un bon état écologique du milieu marin (pour 2012)

4. un programme de surveillance en vue de l’évaluation permanente de l’état des eaux marines et de la mise à jour périodique des objectifs (pour 2014)
5. un programme de mesures qui doit permettre de parvenir à un bon état écologique des eaux marines ou à conserver celui-ci (pour 2015/2016).

Il est important de noter que cette directive est le premier texte européen prenant en compte la protection du milieu marin de manière complète. C’est aussi la première réglementation qui prend en considération les déchets aquatiques en les intégrant comme un descripteur à part entière de ce qui définit le « bon état écologique des eaux». Le lobbying de Surfrider y est d'ailleurs pour quelque chose.

Au-delà des enjeux écologiques relevés dans le cadre de l’évaluation initiale, la parole est aujourd’hui laissée à celles et ceux qui connaissent le mieux les différents lieux examinés afin d’atteindre ce « bon état écologique des eaux » et ainsi une mer propre, saine et productive.

Je ne peut que vous encourager à participer à la consultation mise en place par le site du Ministère de l’Ecologie. En fonction des avis reçus, les plans d’action pour le milieu marin seront complétés avant d’être transmis à la Commission Européenne.
On oublie trop souvent cette phase "consultation" qui existe pourtant dans l'élaboration de tous les grands documents d'orientation, d'objectifs ou de planification. C’est une opportunité laissée à chacun d’entre nous de participer à la mise en œuvre de cette directive pour assurer une meilleure protection des mers et des océans, que vous soyez pratiquant d’activités nautiques, amoureux du littoral, vacanciers ou simple citoyen.

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Actualite-consultation-du-public.html

Questionnaire pour le golfe de Gascogne qui nous concerne plus précisément ici :
Consultation Golfe de Gascogne

samedi 11 août 2012

Le surf dans le sang...

...C'est ce que disent souvent les mordus de la vague et autres "surf addicts"...Ils ne croient pas si bien dire puisque de l’eau de mer coulerait dans nos veines…

C’est ce qu’a démontré, il y a plus d’un siècle, le grand physiologiste français René Quinton qui a comparé le plasma sanguin à l’eau de mer originelle.
Le milieu intérieur de notre organisme aurait en effet la même « personnalité » que l’eau de mer.

Pour mieux comprendre, il faut remonter aux origines de la vie.
La première cellule vivante serait née dans le milieu marin : le fait que la vie soit apparue dans la mer a conditionné à jamais l’environnement de nos cellules. Ainsi, l’origine de la vie est dans l’eau de mer et ce milieu marin a marqué notre milieu intérieur, comme une empreinte indélébile.

René Quinton a émis l’hypothèse qu’en face de la concentration progressive des océans, la vie animale, apparue à l’état de cellule dans les mers, avait tendu à maintenir les cellules composant chaque organisme dans un milieu marin. Les êtres ont eu beau se complexifier en devenant pluri-cellulaires, leur milieu intérieur a conservé les caractéristiques intimes de l’eau de mer. Une cellule vit dans un organisme comme un poisson dans un aquarium d’eau de mer ! Et l’évolution des êtres vivants aurait pour but de protéger la constance vitale du milieu intérieur des variations du monde extérieur.

René Quinton a démontré la similitude entre la composition du plasma sanguin et l’eau de mer par de nombreuses expériences concluantes. Son expérience la plus marquante est celle qu’il réalisa en 1897 in vivo sur un chien dont il remplaca par transfusion le sang par de l’eau de mer ramenée à l’isotonie (ramenée à la concentration moléculaire du plasma par dilution). L’histoire de la transfusion du chien baptisé Sodium est édifiante. Ce chien de 10 kg fut vidé de 485 g de sang par une saignée à blanc au niveau de l’artère fémorale sans précaution d’asepsie. Une transfusion de 532 ml d’eau de mer à 23° fut effectuée en 11 minutes sur le chien. L’animal présenta une altération de son état général et sombra dans un état comateux. Le taux de globules rouges chuta de plus de moitié. Trois jours après la saignée, l’animal présentait toujours un abattement extrême, sa plaie suppurait, et il avait de la fièvre. Au 4e jour, les taux de globules blancs et d’hémoglobine remontèrent et l’animal se remit à manger et à trotter. Le rétablissement fut ensuite rapide. Au huitième jour, le chien était en pleine forme et manifestait même un regain de vivacité par apport à son état antérieur qui se confirma dans les jours suivants. Le chien Sodium vécut encore cinq ans après l’expérience mais il mourut non pas de mort naturelle mais renversé par un autobus ! Quinton avait ainsi démontré ainsi qu’il était possible de remplacer la masse sanguine d’un animal par du Plasma Marin.

L’ouvrage majeur de Quinton a été publié en 1904 : « L’eau de mer, milieu organique. La constance du milieu marin originel comme milieu vital des cellules, à travers la série animale ».
De nos jours, le Plasma de Quinton est surtout utilisé sous forme d’ampoules buvables ou de bouteilles. Il s’agit tout bonnement d’extraits de mer à boire ! Comme quoi, pas si inutile que cela que de boire la tasse en cas de grosse frayeur face aux rouleaux ! Le surfeur de grosses vagues Carlos Burle l’utilise d'ailleurs et en est satisfait.

Les théories de Quinton apportent une pierre de plus à la grande question qui nous fascine tant de l'attachement viscéral de l'homme au milieu marin. Comme l'évoque Joel De Rosnay dans son dernier ouvrage, les médicaments du futur proviendront vraisemblablement de l’Océan. Mais l’eau de mer elle-même n’a certainement pas fini de nous livrer ses secrets pour notre santé…Il est grand temps de redécouvrir ses vertus et de reprendre donc peut-être les expérimentations, quitte à aller la rechercher en profondeur dans les entrailles de l'océan pour tenter d'en trouver qui ne soit pas trop polluée...mais tout cela est un autre débat.

"l'océan est notre avenir"

Joël de Rosnay

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